Je suis né d’un père parisien et d’une mère ouessantine qui se sont rencontrés au cours de leurs études aux Beaux Arts de Rennes. Tout est dit : un pied en Bretagne, l’autre à Paris, j’ai grandi au milieu des couleurs, des pinceaux, des plans d’architectes et des vernissages. Au bord de la mer.
La chose imprimée m’a fasciné très jeune.
Le facteur déclenchant a été la découverte d’une technologie merveilleuse : le papier carbone.
Dès l’école primaire, j’ai donc commencé à éditer des périodiques de façon assez régulière. La publication changeait de nom et d’aspect chaque semaine, mais je prenais mon rôle de rédacteur en chef, journaliste, illustrateur, maquettiste, imprimeur très à coeur. Pour le plus grand bonheur de mes cinq abonnés.
Au collège, le phénomène a commencé à prendre de l’ampleur grâce à une technologie encore plus puissante : le stencil. La revue a adopté un nom plus définitif : "Le Pingouin, le journal qui paraît toujours au moment où on s’y attend le moins". Allez savoir pourquoi ? Le rythme de parution est devenu plus ou moins mensuel et le nombre d’abonnés est passé à cinquante.
Au lycée, l’équipe de rédaction s’est peu à peu étoffée. Le magazine est devenu l’outil d’expression d’une bande de copains et le lieu de toutes les expérimentations graphiques. Avec un certain succès d’ailleurs puisque le tirage est passé à 500 exemplaires !
Dans le même temps (le début des années 80), on assistait à l’éclosion des radios libres. L’équipe s’est donc assez naturellement approprié ce nouveau média et la version "papier" a disparu.
Mais la passion pour le graphisme et la chose imprimée est restée et lorsqu’il m’a fallu choisir une orientation professionnelle, il n’y avait à mes yeux qu’une seule voie envisageable : les arts appliqués.
Le graphisme ou la musique ? La musique ou le graphisme ?
Et pourquoi pas les deux ? Après avoir échappé à un séjour forcé sous les drapeaux à la seule force de mon gosier [1], j’ai eu la chance de pouvoir conjuguer mes multiples passions au sein de mon activité : la radio.
Fréquence Mutine était une radio brestoise à l’abandon. Embauché comme directeur d’antenne, chargé de com, producteur, animateur (bref homme à tout faire !) j’ai eu là l’occasion rare et inespérée de concevoir à la fois une identité visuelle (logo, charte graphique, affiches, etc) et une identité sonore ("couleur" de programmation, habillage d’antenne, etc...). Le pied !
Le hasard des rencontres a ensuite mené mes pas vers d’autres horizons : la vie parisienne. Des copains qui décident de créer un restaurant. "Dis Pascal, tu pourrais nous faire un logo ? Et une charte graphique ? Et réfléchir un peu à la déco ?" Et me voilà devenu directeur du restaurant !
Que dire de plus ? La restauration c’est un métier usant. Vivre à Paris c’est stressant. Mais j’ai bien aimé...
Fin des études de ma chère et tendre. Elle intègre l’Education Nationale. Nécessités de service, mutation : je ne savais pas qu’il existait une ville du nom de Montargis à 110 km au sud de Paris. C’est vert et plein de canaux et de ponts (127 !).
Après la parenthèse parisienne, c’est là que je renoue avec mes premières passions :
Côté musique, je me fais plaisir chaque semaine sur les ondes de Radio Chalette. L’émission s’intitule Monkey Bizness.
Côté graphisme, c’est au sein de l’agence NCI que j’officie. Et que je découvre une nouvelle passion : le web.
Depuis plus de 8 ans, je réalise donc des sites internet, essentiellement pour les collectivités locales. C’est un peu difficile de devoir faire de douloureuses concessions face à des élus dont les préoccupations sont parfois difficilement conciliables avec le bon goût. Mais le développement web offre cette chance d’avoir plusieurs aspects : il y a donc toujours moyen de s’amuser...
L’aventure nci - notre-ville.net s’est terminée bizarrement. La rançon du succès il faut croire. L’équipe s’étoffe, de nouvelles ambitions surgissent, des malentendus, des mésententes, des désaccords... Dommage.
En 8 ans, Delphine, Sandrine et moi avons réalisé plus d’une cinquantaine de sites de collectivités locales. Dans la bonne humeur. L’équipe de base, le noyau dur. Il était difficile pour nous de tirer un trait sur toute cette expérience et tout ce que nous avions construit ensemble. Nous avons décidé de retrouver cette alchimie en nous associant tous les trois pour créer l’agence mandibul.
En route vers de nouvelles aventures !
[1] private joke
C’est tout frais :
Réalisations web
Réalisations print